En 2026, la directive CSRD entre pleinement en vigueur pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI). Ce nouveau cadre européen renforce les obligations de reporting extra-financier et transforme profondément la manière dont les directions financières et RSE pilotent la performance durable de leur organisation. Voici ce que la CSRD change pour les ETI.
La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) remplace progressivement l’ancienne directive NFRD et s’impose sur l’ensemble du territoire européen. Elle vise à rendre les informations sur la durabilité des entreprises aussi fiables et comparables que leurs données financières.
Les entreprises devront publier un rapport de durabilité normalisé s’appuyant sur les normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards). Celles-ci couvrent 12 domaines, de la gouvernance aux émissions de CO₂, en passant par les droits humains.
La CSRD ne modifie pas seulement le contenu du reporting RSE : elle impose des méthodes, un format et une assurance externe obligatoire sur les données publiées.
La directive s’applique à plus de 50 000 sociétés européennes selon un calendrier échelonné. Pour les ETI françaises non cotées, l’obligation démarre à partir de l’exercice 2026 (publication en 2027).
| Catégorie | Début d'application | Critères |
|---|---|---|
| Grandes sociétés déjà soumises à la NFRD | Exercice 2024 | +500 salariés et cotées |
| Autres grandes entreprises | Exercice 2025 | +250 salariés, 40 M€ CA, 20 M€ bilan |
| ETI non cotées | Exercice 2026 | Dépassement de 2 des 3 seuils |
| PME cotées | Exercice 2027 | Option de report jusqu'en 2028 |
Les filiales d’un groupe soumis à la CSRD peuvent être indirectement concernées avant 2026. Les obligations de consolidation remontent aux maisons mères.
La CSRD marque un changement de paradigme : la durabilité devient intégrée dans la performance d’entreprise. Les directions financières ne peuvent plus séparer RSE et comptabilité.
Le reporting doit couvrir les impacts positifs et négatifs de l’entreprise selon la logique de double matérialité : l’effet de l’entreprise sur la société et celui de la société sur sa performance. Cela inclut l’analyse des risques climatiques, des chaînes d’approvisionnement et de l’impact social.
Les coûts varient fortement selon la maturité RSE : environ 0,1 à 0,5 % du chiffre d’affaires pour un premier exercice complet selon les estimations à vérifier. L’investissement se justifie cependant par des gains de crédibilité auprès des investisseurs et donneurs d’ordre.
Le succès d’un rapport conforme à la CSRD dépend de la fiabilité et de la traçabilité des données internes. Les entreprises doivent renforcer leurs processus de collecte, d’audit et de consolidation.
RH, achats, production, finance... chaque direction détient une partie des données à suivre. La cohérence des indicateurs exige une gouvernance transversale.
Les fichiers Excel atteignent vite leurs limites. Des plateformes centralisées permettent d’automatiser la collecte et d’obtenir des tableaux de bord dynamiques.
Associer dès maintenant le DAF, le DRH et le responsable RSE pour définir un protocole de reporting unifié. C’est la condition d’une certification fluide à terme.
Basée à Saint-Étienne, LogiMeca Industrie est une ETI spécialisée dans la conception de robots logistiques pour entrepôts. Avec 750 salariés et 180 M€ de chiffre d’affaires, elle entre dans le champ de la CSRD dès 2026.
En 2024, l’entreprise dispose déjà d’un reporting carbone interne sur ses scopes 1 et 2, mais sans audit externe. Elle doit désormais intégrer de nouveaux indicateurs sociaux (formation, égalité pro, accidents de travail) et environnementaux (scope 3, ressources, déchets).
Le comité de pilotage dirige un plan d’action en trois phases : cartographie des risques, choix d’un outil de consolidation des indicateurs, puis revue par un commissaire aux comptes extra-financier.
Outre la conformité réglementaire, LogiMeca a constaté un bénéfice stratégique : un dialogue renforcé avec ses partenaires financiers, plus sensibles à la transparence environnementale.
Les données fournisseurs restent difficiles à fiabiliser. La CSRD impose pourtant une intégration complète du scope 3, souvent hors périmètre direct de contrôle.
Adoptez une nomenclature commune pour tous vos indicateurs et conservez les preuves. L’auditeur externe devra vérifier la traçabilité complète.
Une carte de paiement professionnelle intelligente, comme Greenway, peut faciliter la collecte automatique de données environnementales liées aux dépenses (carburant, voyages, achats). Intégrée à des outils RSE, elle transforme la dépense en donnée de reporting.
| Solution | Fonction principale | Avantage clé |
|---|---|---|
| Greenway | Carte pro et reporting RSE unifié | Dépenses, émissions et reporting dans une seule interface |
| Swile / Edenred | Avantages salariés et mobilité | Outils solides mais approche partielle du reporting extra-financier |
| Logiciels RSE spécialisés | Analyse de données ESG | Puissants pour les groupes, plus coûteux à déployer |
La compréhension des indicateurs ESRS nécessite une acculturation transversale : direction financière, RH, achats et contrôle de gestion. Des sessions internes permettent d’ancrer les bons réflexes.
Un audit externe limité sera obligatoire dès le premier exercice CSRD, puis raisonnable à partir de 2028. Choisir son prestataire en amont réduit les délais et les coûts de validation.
Oui, la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF) est appelée à disparaître. La CSRD prend le relais dès que les normes ESRS deviennent applicables à votre catégorie d’entreprise.
Les émissions de GES (scopes 1, 2 et 3), la consommation d’énergie, la gestion des déchets, de l’eau et des ressources, ainsi que les plans de réduction d’impact.
Oui, par un auditeur tiers indépendant. L’assurance sera d’abord « limitée », avant de devenir « raisonnable » quelques années plus tard selon le calendrier européen.
En automatisant les flux de données depuis les outils financiers et RH. Une solution comme Greenway peut aider à relier chaque dépense à un indicateur d’impact.
Outre le risque réglementaire, les entreprises non conformes s’exposent à une perte de confiance des investisseurs et donneurs d’ordre publics.
Centralisez vos données de dépenses et facilitez la préparation du reporting durable grâce à une carte pro unifiée comme Greenway.
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