Comment une entreprise peut-elle transformer ses contraintes sociétales en opportunités concrètes ? C’est la question que s’est posée Heliovia, une ETI lyonnaise spécialisée dans la maintenance industrielle (280 salariés), quand sa direction a décidé d’aligner sa performance économique avec un impact écologique et social mesurable. Ce défi incarne aujourd’hui le cœur de la stratégie moderne de création de valeur partagée.
Depuis la mise en œuvre progressive de la directive CSRD en 2024 et l’obligation de reporting extra-financier pour les entreprises de plus de 250 salariés, la notion de création de valeur partagée est devenue une exigence stratégique. Il ne s’agit plus seulement de « faire le bien », mais d’intégrer la durabilité dans les mécanismes de décision financière.
La crise énergétique de 2022‑2023, suivie de la montée du coût du carbone et de nouveaux standards comme la European Sustainability Reporting Standards (ESRS), a obligé les directions financières à revoir leur grille de lecture du risque : énergie, ressources, réputation et talents. Ces paramètres comptent désormais autant que les marges ou le cash-flow prévisionnel.
★ Fait clé
Selon PwC, 78 % des dirigeants européens estiment que leur modèle économique devra évoluer dans les trois prochaines années pour répondre aux contraintes environnementales et sociales. La création de valeur partagée devient un facteur direct de compétitivité.
Les entreprises qui n’intègrent pas les enjeux ESG s’exposent à plusieurs coûts cachés : hausse des primes d’assurance, perte d’accès à certains marchés publics ou institutionnels, désengagement des collaborateurs, ou réévaluation défavorable par les investisseurs. Ces effets se chiffrent parfois à plusieurs pourcents du chiffre d’affaires.
Entre 2024 et 2026, la sensibilité écologique des salariés s’est accentuée. Un sondage Deloitte de janvier 2026 révèle que 63 % des employés considèrent la contribution sociétale de leur entreprise comme un critère de fidélisation. L’absence de stratégie RSE crédible accroît le turnover et complexifie le recrutement.
⚠ À retenir
Ignorer la durabilité n’est plus neutre financièrement. En 2026, certaines banques appliquent déjà un bonus ou malus extra-financier sur les taux de financement selon la performance ESG de l’emprunteur.
Heliovia, basée à Lyon, illustre cette mutation. Spécialisée dans la maintenance de lignes de production pour l’agroalimentaire, l’entreprise a longtemps vu la RSE comme une contrainte marginale. En 2024, l’énergie représentait 17 % de ses coûts d’exploitation, et les clients internationaux exigeaient un reporting environnemental standardisé.
Face à la pression des appels d’offres, Heliovia a mis en place une stratégie à deux niveaux : sobriété énergétique interne et services durables pour ses clients (maintenance prédictive, capteurs IoT, prolongation de la durée de vie des machines). En un an, la direction financière a constaté que ces initiatives amélioraient non seulement la marge mais aussi la fidélisation des clients industriels.
★ Ce que montre l’expérience
Chez Heliovia, les dépenses « autres frais généraux » ont diminué de 9 % dès la première année de consolidation RSE. La transparence accrue et le suivi des achats via une solution intégrée ont facilité les arbitrages budgétaires et le reporting extra-financier.
Le pilotage de la valeur partagée repose sur la combinaison d’indicateurs financiers et sociétaux. La CSRD impose désormais des reporting quantitatifs basés sur l’analyse de matérialité double : degré d’impact sur l’entreprise, mais aussi impact de l’entreprise sur son environnement.
| Indicateur | Type | Unité de mesure | Fréquence |
|---|---|---|---|
| Émissions de CO₂ scope 1‑2 | Environnemental | tCO₂eq/an | Trimestrielle |
| Part d’achats responsables | Économique | % du total achats | Semestrielle |
| Taux de formation durable | Social | % salariés formés | Annuel |
| Rotation du personnel | Social | %/an | Trimestrielle |
| Résultat net ajusté | Financier | € | Trimestrielle |
La principale évolution depuis 2025 réside dans l’automatisation de la collecte de données RSE via des logiciels comptables et des cartes intelligentes. Les DAF comme ceux d’Heliovia peuvent désormais suivre en temps réel la répartition de leurs dépenses selon des critères ESG prédéfinis.
Cette approche facilite la préparation des rapports CSRD, souvent lourds et chronophages. L’intégration de données issues de solutions comme Greenway simplifie la catégorisation : dépenses locales, mobilité douce, restauration durable, dons solidaires. Les données alimentent des tableaux de bord unifiés utiles pour les comités ESG et les commissaires aux comptes.
La digitalisation de la dépense est aujourd’hui un catalyseur de l’alignement économique et durable. Après avoir déployé des solutions comme Swile ou Edenred pour la gestion des avantages salariés, de nombreuses ETI recherchent désormais un support unique rassemblant tous les flux pros : frais, cadeau, mobilité, dons, formation.
Greenway s’inscrit dans cette logique. Il s’agit d’une carte pro tout-en-un, adossée à un tableau de bord de reporting RSE. En centralisant les dépenses, elle permet d’identifier en quelques clics la part orientée vers des partenaires engagés (mobilité durable, restauration locale, économie circulaire). Le mécanisme 1%ForAll® associé permet de rediriger automatiquement une fraction facultative du flux vers des projets à impact.
Au lieu d’un suivi manuel dispersé, le DAF dispose d’une base unifiée. L’impact écologique devient un paramètre budgétaire au même titre que la TVA. Les arbitrages entre coût et durabilité s’opèrent sur données réelles : une manière tangible de concilier stratégie financière et engagement RSE.
⚠ Point de vigilance
Les conditions d’exonération URSSAF sur les cartes-cadeaux ou titres restaurants évoluent régulièrement (plafonds à vérifier chaque année). Une solution centralisée n’exonère pas d’une veille réglementaire attentive.
En traduisant les gains immatériels en risques évités et en flux mesurables : réduction du turnover, accès à de nouveaux marchés, prime de réputation, ou conditions de financement plus avantageuses. Les scénarios modélisés par le DAF renforcent la crédibilité du discours RSE.
Oui, car elle permet souvent une différenciation non‑prix. Les appels d’offres publics intègrent désormais un critère d’impact (au‑delà de 10 % de la note globale). Les clients B2B valorisent la transparence et la qualité de service durable.
Les formations hybrides combinant finances durables, innovation circulaire et management de la transition sont les plus demandées depuis 2025. De nombreux OPCO les prennent partiellement en charge, sous conditions.
La CSRD impose la collecte d’indicateurs sur la chaîne de valeur. Le service achat devient donc une pièce centrale : il faut hiérarchiser les fournisseurs selon leur impact et leur conformité ESG. Les cartes pros intelligentes facilitent ce suivi.
L’efficacité énergétique, la rénovation des bâtiments, la mobilité électrique et l’économie réparatrice demeurent les pôles les plus dynamiques. Les opportunités de création de valeur partagée y sont directes et mesurables.
Solution
Centralisez vos dépenses professionnelles, automatisez le suivi de vos indicateurs RSE et simplifiez le reporting CSRD. Greenway aide les DAF et DRH à concrétiser la valeur partagée au quotidien, sans alourdir la gestion.
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