Skip to content
 
Sandra Martin17 mars 2025 00:30:02 CET6 min read

Création de valeur partagée : le cas Heliovia et les outils Greenway

Comment une entreprise peut-elle transformer ses contraintes sociétales en opportunités concrètes ? C’est la question que s’est posée Heliovia, une ETI lyonnaise spécialisée dans la maintenance industrielle (280 salariés), quand sa direction a décidé d’aligner sa performance économique avec un impact écologique et social mesurable. Ce défi incarne aujourd’hui le cœur de la stratégie moderne de création de valeur partagée.

  1. Le contexte de la création de valeur partagée en 2026
  2. Le coût d’une déconnexion entre économie et durabilité
  3. Le cas Heliovia : transformation et leviers d’action
  4. Mesurer et piloter la double performance
  5. Outils et solutions digitales : du pilotage RSE à la carte pro Greenway
  6. FAQ — 5 questions pratiques sur la valeur partagée

Le contexte de la création de valeur partagée en 2026

Depuis la mise en œuvre progressive de la directive CSRD en 2024 et l’obligation de reporting extra-financier pour les entreprises de plus de 250 salariés, la notion de création de valeur partagée est devenue une exigence stratégique. Il ne s’agit plus seulement de « faire le bien », mais d’intégrer la durabilité dans les mécanismes de décision financière.

La crise énergétique de 2022‑2023, suivie de la montée du coût du carbone et de nouveaux standards comme la European Sustainability Reporting Standards (ESRS), a obligé les directions financières à revoir leur grille de lecture du risque : énergie, ressources, réputation et talents. Ces paramètres comptent désormais autant que les marges ou le cash-flow prévisionnel.

★ Fait clé

Selon PwC, 78 % des dirigeants européens estiment que leur modèle économique devra évoluer dans les trois prochaines années pour répondre aux contraintes environnementales et sociales. La création de valeur partagée devient un facteur direct de compétitivité.

Le coût d’une déconnexion entre économie et durabilité

Des risques tangibles dans les bilans

Les entreprises qui n’intègrent pas les enjeux ESG s’exposent à plusieurs coûts cachés : hausse des primes d’assurance, perte d’accès à certains marchés publics ou institutionnels, désengagement des collaborateurs, ou réévaluation défavorable par les investisseurs. Ces effets se chiffrent parfois à plusieurs pourcents du chiffre d’affaires.

Un capital humain fragilisé

Entre 2024 et 2026, la sensibilité écologique des salariés s’est accentuée. Un sondage Deloitte de janvier 2026 révèle que 63 % des employés considèrent la contribution sociétale de leur entreprise comme un critère de fidélisation. L’absence de stratégie RSE crédible accroît le turnover et complexifie le recrutement.

⚠ À retenir

Ignorer la durabilité n’est plus neutre financièrement. En 2026, certaines banques appliquent déjà un bonus ou malus extra-financier sur les taux de financement selon la performance ESG de l’emprunteur.

Le cas Heliovia : transformation et leviers d’action

Heliovia, basée à Lyon, illustre cette mutation. Spécialisée dans la maintenance de lignes de production pour l’agroalimentaire, l’entreprise a longtemps vu la RSE comme une contrainte marginale. En 2024, l’énergie représentait 17 % de ses coûts d’exploitation, et les clients internationaux exigeaient un reporting environnemental standardisé.

Une prise de conscience par le marché

Face à la pression des appels d’offres, Heliovia a mis en place une stratégie à deux niveaux : sobriété énergétique interne et services durables pour ses clients (maintenance prédictive, capteurs IoT, prolongation de la durée de vie des machines). En un an, la direction financière a constaté que ces initiatives amélioraient non seulement la marge mais aussi la fidélisation des clients industriels.

Les leviers activés

  • Formation de 60 techniciens aux démarches d’efficacité énergétique (en partenariat avec le CFAI Lyon).
  • Rénovation du site principal avec panneaux photovoltaïques et récupération de chaleur.
  • Mise en place d’un comité d’impact au sein du conseil d’administration.
  • Migration des dépenses pros vers une carte unique à impact, Greenway, pour tracer en temps réel les achats responsables (déplacements, restauration, titres cadeaux sous conditions URSSAF à vérifier).

★ Ce que montre l’expérience

Chez Heliovia, les dépenses « autres frais généraux » ont diminué de 9 % dès la première année de consolidation RSE. La transparence accrue et le suivi des achats via une solution intégrée ont facilité les arbitrages budgétaires et le reporting extra-financier.

Mesurer et piloter la double performance

Le pilotage de la valeur partagée repose sur la combinaison d’indicateurs financiers et sociétaux. La CSRD impose désormais des reporting quantitatifs basés sur l’analyse de matérialité double : degré d’impact sur l’entreprise, mais aussi impact de l’entreprise sur son environnement.

IndicateurTypeUnité de mesureFréquence
Émissions de CO₂ scope 1‑2EnvironnementaltCO₂eq/anTrimestrielle
Part d’achats responsablesÉconomique% du total achatsSemestrielle
Taux de formation durableSocial% salariés formésAnnuel
Rotation du personnelSocial%/anTrimestrielle
Résultat net ajustéFinancierTrimestrielle

Intégrer les données extra-financières dans les outils du DAF

La principale évolution depuis 2025 réside dans l’automatisation de la collecte de données RSE via des logiciels comptables et des cartes intelligentes. Les DAF comme ceux d’Heliovia peuvent désormais suivre en temps réel la répartition de leurs dépenses selon des critères ESG prédéfinis.

Cette approche facilite la préparation des rapports CSRD, souvent lourds et chronophages. L’intégration de données issues de solutions comme Greenway simplifie la catégorisation : dépenses locales, mobilité douce, restauration durable, dons solidaires. Les données alimentent des tableaux de bord unifiés utiles pour les comités ESG et les commissaires aux comptes.

Outils et solutions digitales : du pilotage RSE à la carte pro Greenway

La digitalisation de la dépense est aujourd’hui un catalyseur de l’alignement économique et durable. Après avoir déployé des solutions comme Swile ou Edenred pour la gestion des avantages salariés, de nombreuses ETI recherchent désormais un support unique rassemblant tous les flux pros : frais, cadeau, mobilité, dons, formation.

La carte Greenway, levier opérationnel

Greenway s’inscrit dans cette logique. Il s’agit d’une carte pro tout-en-un, adossée à un tableau de bord de reporting RSE. En centralisant les dépenses, elle permet d’identifier en quelques clics la part orientée vers des partenaires engagés (mobilité durable, restauration locale, économie circulaire). Le mécanisme 1%ForAll® associé permet de rediriger automatiquement une fraction facultative du flux vers des projets à impact.

Pourquoi cela change la donne pour un DAF

Au lieu d’un suivi manuel dispersé, le DAF dispose d’une base unifiée. L’impact écologique devient un paramètre budgétaire au même titre que la TVA. Les arbitrages entre coût et durabilité s’opèrent sur données réelles : une manière tangible de concilier stratégie financière et engagement RSE.

⚠ Point de vigilance

Les conditions d’exonération URSSAF sur les cartes-cadeaux ou titres restaurants évoluent régulièrement (plafonds à vérifier chaque année). Une solution centralisée n’exonère pas d’une veille réglementaire attentive.

FAQ — 5 questions pratiques sur la valeur partagée

Comment convaincre le conseil d’administration d’un tel virage ?

En traduisant les gains immatériels en risques évités et en flux mesurables : réduction du turnover, accès à de nouveaux marchés, prime de réputation, ou conditions de financement plus avantageuses. Les scénarios modélisés par le DAF renforcent la crédibilité du discours RSE.

La valeur partagée est-elle compatible avec les marchés hautement concurrentiels ?

Oui, car elle permet souvent une différenciation non‑prix. Les appels d’offres publics intègrent désormais un critère d’impact (au‑delà de 10 % de la note globale). Les clients B2B valorisent la transparence et la qualité de service durable.

Quelles formations privilégier pour les managers ?

Les formations hybrides combinant finances durables, innovation circulaire et management de la transition sont les plus demandées depuis 2025. De nombreux OPCO les prennent partiellement en charge, sous conditions.

Quel lien entre la CSRD et la stratégie achat ?

La CSRD impose la collecte d’indicateurs sur la chaîne de valeur. Le service achat devient donc une pièce centrale : il faut hiérarchiser les fournisseurs selon leur impact et leur conformité ESG. Les cartes pros intelligentes facilitent ce suivi.

Quels secteurs verront la plus forte croissance d’ici 2030 grâce à la valeur partagée ?

L’efficacité énergétique, la rénovation des bâtiments, la mobilité électrique et l’économie réparatrice demeurent les pôles les plus dynamiques. Les opportunités de création de valeur partagée y sont directes et mesurables.

Solution

Découvrez comment Greenway facilite le pilotage de la valeur partagée

Centralisez vos dépenses professionnelles, automatisez le suivi de vos indicateurs RSE et simplifiez le reporting CSRD. Greenway aide les DAF et DRH à concrétiser la valeur partagée au quotidien, sans alourdir la gestion.

Réserver une démo
avatar

Sandra Martin

Éditorialiste responsable

ARTICLES LIÉS