Comment une entreprise industrielle comme Altech Métal à Angers peut-elle réduire le coût et l’impact de ses déplacements professionnels sans freiner son activité ? Derrière cette question se cache un enjeu stratégique pour de nombreuses ETI en 2026, à l’heure où la réduction de l’empreinte carbone devient un impératif réglementaire autant que sociétal.
Les déplacements représentent en moyenne 15 à 25 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’une entreprise de services, et jusqu’à 40 % pour les acteurs disposant d’une flotte commerciale. En France, les transports sont responsables de près de 30 % des émissions nationales, dont la moitié provient des véhicules particuliers et utilitaires.
Altech Métal, entreprise angevine de 420 salariés spécialisée dans les équipements métalliques pour l’industrie agroalimentaire, fait face à une situation typique : 80 techniciens sillonnent chaque semaine la façade atlantique pour des installations et maintenances. En 2025, la direction décide d’engager une démarche de réduction de l’empreinte carbone afin d’anticiper les futures exigences de la CSRD.
Avant d’agir, il faut mesurer. Un bilan carbone précis est le point de départ de toute réduction durable des émissions liées aux déplacements professionnels.
Entre les déplacements domicile-travail, les missions terrain et les voyages d’affaires, les sources d’émissions sont multiples. Le diagnostic doit distinguer les trois grandes catégories :
À partir des données de carte carburant, d’indemnités kilométriques et de notes de frais, le DAF peut cartographier les postes les plus émetteurs.
Les calculs d’émissions doivent utiliser les facteurs d’émission officiels de l’ADEME, régulièrement mis à jour. Évitez les estimations simplistes ou les outils incomplets qui faussent la base de décision.
Des solutions comme Carbon Screen, Sami ou MyCO2 permettent d’automatiser une collecte fiable. Greenway, de son côté, intègre ses données de paiement et de mobilité dans des rapports RSE exportables, ce qui simplifie la consolidation comptable et environnementale.
Pour les trajets inférieurs à 50 km, la sobriété énergétique passe par la substitution et l’incitation. Les leviers :
Chez Altech Métal, la direction a combiné un FMD de 400 € et la création d’un parking à vélos sécurisé. Résultat : 28 % de trajets domicile-travail réalisés autrement qu’en voiture solo après six mois.
Un salarié vivant à 10 km du site et venant à vélo 3 jours sur 5 économise plus de 400 kg CO₂/an. Multiplié par 80 collaborateurs concernés, l’effet devient tangible dans le bilan global.
Les voyages interrégionaux et internationaux constituent souvent le cœur des émissions non couvertes par des plans classiques. L’optimisation repose sur quatre piliers.
La pandémie a installé durablement les réunions hybrides. Fixer une règle simple : tout déplacement de moins d’une journée de présence sur site doit être justifié par un besoin opérationnel précis.
Sur des trajets inférieurs à 4 heures de train, la voie ferroviaire s’impose. Certaines entreprises mettent en place un surcoût interne symbolique pour les billets d’avion afin d’inverser naturellement le choix.
La transition de flotte vers l’électrique ou l’hybride rechargeable nécessite une planification budgétaire. Altech Métal a engagé la conversion progressive de ses utilitaires légers : dix véhicules hybrides livrés en 2026. Un suivi des consommations grâce à la carte Greenway a permis d’identifier 12 % de kilomètres inutiles, éliminés par une meilleure planification.
| Type de trajet | Solution recommandée | Gain estimé CO₂ |
|---|---|---|
| < 10 km | Vélo, marche, FMD | –90 % à –100 % |
| 10–250 km | Train, covoiturage | –60 % |
| > 250 km | Train + visioconférence hybride | –40 % |
Les gains indiqués sont basés sur les moyennes ADEME. Ils varient selon le mix énergétique et la performance des véhicules de votre flotte.
La réussite d’une politique de mobilité durable repose sur l’adhésion du personnel. Un reporting unilatéral ne suffit pas ; il faut aligner incitations, communication interne et mesure transparente.
Chez Altech Métal, un comité interne « Mobilité et Climat » réunit RH, finances et responsables techniques. Tous les trimestres, le tableau de bord des déplacements inclut trois indicateurs : kilométrage total, émissions, et taux d’utilisation du FMD.
Les cartes professionnelles intégrant la géolocalisation ou le comptage automatique des carburants (ex. Greenway, Edenred Mobility, TotalEnergies Fleet) offrent un suivi consolidé. Couplées à un ERP ou à un outil de bilan carbone, elles servent de base pour le reporting CSRD.
Communiquer chaque semestre sur les progrès réalisés – comme l’équivalent émissions vs arbres plantés – motive davantage les équipes que des chiffres bruts.
Tous les trajets effectués dans le cadre de l’activité professionnelle : visites clients, missions techniques, séminaires, mais aussi trajets domicile-travail si l’entreprise les indemnise.
L’ADEME préconise de diviser les émissions du trajet par le nombre de passagers effectifs. Les plateformes de covoiturage fournissent souvent les distances nécessaires.
Oui, mais sous conditions : il dépend du chauffage au domicile, de la fréquence réelle des jours télétravaillés et des trajets évités. Une approche « mixte » reste la plus efficace.
La compensation carbone doit intervenir après réduction maximale. Des projets labellisés (Label Bas‑Carbone, Gold Standard) garantissent la traçabilité des compensations.
Au minimum : émissions totales CO₂e, part des trajets alternatifs, dépenses de mobilité durable, et évolution annuelle depuis la base 0 du diagnostic initial.
Une seule carte multi‑usages pour alimenter vos rapports de dépenses et d’empreinte carbone, intégrable à vos outils comptables et RSE.
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