DPEF 2026 : qui est concerné et comment la rédiger efficacement
En 2026, la déclaration de performance extra-financière (DPEF) reste un passage obligé pour de nombreuses entreprises. Entre nouvelles obligations européennes et attentes accrues des parties prenantes, savoir qui est concerné et comment la rédiger correctement devient un enjeu stratégique pour les directions financières et RSE.
- DPEF : à quoi sert-elle et qui doit la publier ?
- Les obligations légales en vigueur en 2026
- Les étapes de rédaction d’une DPEF solide
- Cas concret : la PME industrielle MétalNord à Lille
- Outils et solutions pour fiabiliser le reporting
- FAQ sur la DPEF
DPEF : à quoi sert-elle et qui doit la publier ?
La déclaration de performance extra-financière (DPEF) vise à informer sur la manière dont une entreprise prend en compte les conséquences sociales et environnementales de son activité. Elle complète les rapports financiers en apportant une lecture élargie de la performance.
En France, la DPEF a été instaurée par l’ordonnance transposant la directive européenne sur l’information non financière. Elle préfigure les obligations plus étendues de la CSRD.
★ À retenir
La DPEF n’est pas un document de communication, mais un outil de transparence réglementaire. Elle engage la responsabilité de la direction et doit être intégrée au rapport de gestion déposé auprès du greffe.
Les obligations légales en vigueur en 2026
Qui est concerné ?
En 2026, les entreprises françaises restent soumises à la DPEF si elles dépassent au moins deux des trois seuils suivants : 500 salariés, 40 M€ de chiffre d'affaires net, ou 20 M€ de total de bilan. Pour les sociétés cotées, ces seuils sont plus bas.
Combiner DPEF et CSRD
La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) remplace progressivement la DPEF, mais la période de transition crée une coexistence. Les ETI non cotées devront appliquer la CSRD selon un calendrier à vérifier entre 2026 et 2027.
⚠ Attention à la confusion
Ne pas confondre DPEF et rapport RSE volontaire. La DPEF répond à un cadre juridique précis ; y omettre un indicateur clé (par exemple le bilan carbone Scope 1 ou 2) peut être sanctionné par la Commission des sanctions de l’AMF.
Les étapes de rédaction d’une DPEF solide
1. Identifier les risques extra-financiers matériels
Commencez par une analyse de matérialité : quels enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance sont les plus critiques pour votre activité ? Par exemple, pour un industriel, la consommation énergétique et la sécurité des salariés sont prioritaires.
2. Définir les indicateurs de suivi
Les indicateurs doivent être pertinents, mesurables, comparables dans le temps et, si possible, alignés sur des référentiels comme le Global Reporting Initiative (GRI) ou les futurs standards ESRS de la CSRD.
3. Documenter les politiques et les procédures
Chaque risque doit être associé à une politique (ex. : politique de diversité) et à un dispositif de contrôle (indicateurs, audits, plans d’action). Les informations doivent être cohérentes avec la stratégie globale de l’entreprise.
4. Sécuriser la collecte des données
Les données RSE proviennent souvent de multiples services : RH, Achats, QSE, Finance. Centraliser ces flux évite les erreurs de saisie et simplifie le travail d’audit.
5. Mettre en récit et valider
La DPEF doit raconter une trajectoire : où l’entreprise en est, quels progrès elle vise. La validation par le conseil d’administration est obligatoire pour les sociétés concernées.
| Étape | Objectif | Acteur principal |
|---|---|---|
| Analyse de matérialité | Identifier les risques majeurs | Direction RSE |
| Définition des indicateurs | Structurer le reporting | Contrôle de gestion |
| Collecte des données | Fiabiliser les chiffres | Services opérationnels |
| Validation et publication | Conformité juridique | DG / Conseil |
Cas concret : la PME industrielle MétalNord à Lille
Pour illustrer, prenons le cas de MétalNord, une ETI familiale basée à Lille, 450 salariés, spécialisée dans les structures métalliques pour le bâtiment. En 2026, elle franchit le seuil de 500 salariés et devient soumise à la DPEF.
Étape 1 : diagnostic initial
Avec le soutien de la Chambre de commerce, MétalNord identifie ses enjeux principaux : consommation énergétique, émissions de CO₂ liées au transport, santé et sécurité, recyclabilité des aciers.
Étape 2 : structuration du reporting
L’entreprise met en place un groupe de travail Finance-RSE pour suivre des indicateurs trimestriels. La collecte initiale s’avère chronophage : les données de transport étaient gérées sous Excel, sans lien avec la comptabilité.
Étape 3 : digitalisation du suivi
En 2025, MétalNord adopte une carte pro unifiée (solution Greenway) intégrant les dépenses de mobilité, d’énergie et de fournitures dans un tableau RSE consolidé. Cela automatise une partie de la DPEF : bilan carbone, reporting des achats responsables, formations sécurité.
★ Le levier de MétalNord
En centralisant ses paiements via une solution multi-usage, MétalNord a pu documenter ses indicateurs RSE sans double saisie : une simplification précieuse pour le DAF et le responsable QSE.
Outils et solutions pour fiabiliser le reporting
Les outils disponibles vont du simple tableur au logiciel ESG spécialisé. L’objectif : fiabiliser les données extra-financières utilisées dans la DPEF ou la CSRD.
1. Tableurs et formulaires internes
Peu coûteux mais rapidement limités en cas de multi-sites. Risque de versioning et d’erreurs de saisie.
2. Outils SaaS de reporting (Greenly, Tennaxia, WeSustain...)
Offrent une gestion structurée des indicateurs, souvent avec import automatique depuis ERP et SIRH.
3. Solutions de paiement intégrant la donnée RSE
Greenway propose une carte all-in-one (carburant, note de frais, mobilité, achats, restauration) avec traçabilité carbone associée. Cette intégration alimente directement le reporting énergétique d’une DPEF.
⚠ À éviter
Multiplier les sources de données sans gouvernance peut fausser vos indicateurs extra-financiers. Une donnée RSE erronée engage la responsabilité de l’entreprise, même en cas d’erreur involontaire.
FAQ sur la DPEF
La DPEF est-elle obligatoire pour toutes les entreprises ?
Non. Seules les entités dépassant les seuils définis par le Code de commerce y sont soumises. Les autres peuvent publier un rapport RSE volontaire.
Quels sont les thèmes que la DPEF doit couvrir ?
Les informations portent sur les effets de l’activité en matière sociale, environnementale, sociétale, et de respect des droits humains et de la lutte contre la corruption.
Faut-il faire vérifier la DPEF par un tiers ?
Oui, pour les sociétés excédant les seuils, la DPEF est contrôlée par un organisme tiers indépendant (OTI) accrédité par le COFRAC.
La CSRD remplace-t-elle totalement la DPEF ?
À terme oui, mais un calendrier progressif s’applique selon la taille et la cotation de l’entreprise. En 2026, la DPEF reste en vigueur pour nombre d’ETI françaises.
Quelle est la sanction en cas d’absence de DPEF ?
L’absence de publication ou une information incomplète peut entraîner une mise en demeure et, pour les sociétés cotées, une sanction financière prononcée par l’AMF.
Passez à l’action
Préparez une DPEF fiable et automatisée
Centralisez vos dépenses et vos données RSE dans une même interface pour fiabiliser votre déclaration. Découvrez comment Greenway facilite la traçabilité extra-financière grâce à sa carte professionnelle unifiée.
Réserver une démo
